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Mardi 12 août 2008

 

Les 3 phases du syndrome général d’adaptation face à une situation stressante

Réaction d'alarme

Dès la confrontation à une situation évaluée comme stressante, des hormones sont libérées par l'organisme via une glande située au-dessus des reins, la glande médullosurrénale : ce sont les catécholamines. Ces hormones ont pour effet d'augmenter la fréquence cardiaque, la tension artérielle, les niveaux de vigilance, la température corporelle et de provoquer une vasodilatation des vaisseaux des muscles. Toutes ces modifications ont pour but d’amener l’oxygène aux muscles et au cœur, et ainsi de préparer l'organisme à réagir.

Résistance

Après l’alarme, un second axe neurohormonal (l'axe corticotrope) est activé, préparant l'organisme aux dépenses énergétiques que nécessitera la réponse au stress. De nouvelles hormones, les glucocorticoïdes, sont sécrétées : elles augmentent le taux de sucre dans le sang pour apporter l'énergie nécessaire aux muscles, au cœur et au cerveau. Les glucocorticoïdes ont la particularité de pouvoir freiner leur propre sécrétion par rétroaction : la quantité d’hormones libérées dans le sang est détectée par des récepteurs du système nerveux central qui la régulent.

Epuisement

Si la situation stressante se prolonge encore ou s'intensifie, les capacités de l'organisme peuvent être débordées : c’est l’état de stress chronique. Pour faire face à la situation, l’organisme produit toujours plus d’hormones. Le système de régulation évoqué précédemment devient inefficient, les récepteurs du système nerveux central deviennent moins sensibles aux glucocorticoïdes, dont le taux augmente constamment dans le sang. L'organisme, submergé d'hormones, est en permanence activé. Il s’épuise.



Des recherches récentes ont montré que la réponse au stress n’était pas seulement déterminée par nos réactions physiologiques. Chaque situation stressante et les réactions biologiques qu'elle a engendrée sont en effet stockées en mémoire tout au long de la vie. Face à un enjeu ou une menace, nous répondons par une stimulation hormonale dont l’intensité et la durée sont influencées par une situation stressante que nous avons déjà vécue, mémorisée et que nous associons à la situation présente.


Les mécanismes physiologiques mis en jeu pour faire face à une situation de stress peuvent être néfastes pour l'organisme.  En quelques semaines, peuvent apparaître des symptômes physiques, émotionnels, intellectuels et comportementaux.


Principaux symptômes dus à un état de stress chronique

Symptômes physiques

Douleurs (coliques, maux de tête, douleurs musculaires, articulaires, etc.), troubles du sommeil, de l'appétit et de la digestion, sueurs inhabituelles…

Symptômes émotionnels

Sensibilité et nervosité accrues, crises de larmes ou de nerfs, angoisse, excitation, tristesse…

Symptômes intellectuels 

Difficultés de concentration, erreurs, oublis, difficultés à prendre des initiatives…

Symptômes comportementaux

Modification des conduites alimentaires, comportements violents et agressifs, isolement social (repli sur soi, difficultés à coopérer), consommation de produits calmants ou excitants (café, tabac, alcool, somnifères, anxiolytiques…)…


Pathologies associées au stress
Si la situation stressante se prolonge dans le temps et/ou si elle est très intense, les différents symptômes s'aggravent et/ou se prolongent, entraînant des altérations de la santé qui peuvent dans certains cas devenir irréversibles.


 

Bon stress ou mauvais stress ?
Les termes de « bon » et « mauvais » stress sont couramment employés pour évoquer le stress au travail. Le « bon stress » permettrait une grande implication au travail et une forte motivation, tandis que le « mauvais stress » rendrait malade.
Or, il n’y a scientifiquement ni « bon » ni « mauvais » stress, mais un phénomène d’adaptation du corps rendu nécessaire par l’environnement. On peut en revanche différencier l’état de stress aigu de l’état de stress chronique, qui ont des effets différents sur la santé.

L’état de stress aigu correspond aux réactions de notre organisme quand nous faisons face à une menace ou un enjeu ponctuel (prise de parole en public, remise urgente d’un rapport, un changement de poste de travail choisi). Quand cette situation de stress prend fin, les symptômes de stress s’arrêtent généralement peu de temps après.

L’état de stress chronique est une réponse de notre corps à une situation de stress qui s’inscrit dans la durée : c’est le cas quand, tous les jours au travail, nous avons l’impression que ce qui nous est demandé dans le cadre professionnel excède nos capacités. Ce type de situation de stress chronique, même lorsqu’il est choisi, est toujours délétère pour la santé.
Cet article est tiré d'une étude de l'INRS intitulé "Le stress au travail" que vous pouvez consultez dans son integralité  http://www.inrs.fr/htm/le_stress_au_travail.html#ancreMecanismes

Conseil de votre relaxologue

N'attendez pas, n'attendez jamais.

Le stress mal geré peut non seulement vous gacher la vie mais également celle de vos proches et de votre entourage.

Alors dés les premiers symptômes REAGISSEZ sans attendre, en trouvant la méthode de relaxation qui vous convient et adoptez une bonne hygiène de vie.

 

Par Stella - Publié dans : Revue de presse - Communauté : Bien-être
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